Le passage de la frontière s’est fait en douceur. Après plus d’un mois en Colombie, nous voici en Équateur. Nous ne savons pas vraiment combien de temps nous allons rester dans ce pays qui nous semble si inconnu.
Quito et sa région
Les premiers jours à Quito ont été difficiles pour ma part. Revenue des Galápagos, j’ai eu du mal à m’acclimater. Quito est la 2ème plus haute capital au monde (2800 m) et revenir des îles a été fatal pour ma part. Dès le premier jour, j’ai eu les symptômes du mal d’altitude. Nous faisons un petit tour du centre ville le premier jour pour admirer l’architecture classée au patrimoine de l’UNESCO. Mais nous sommes vite rattraper par le temps équatorien: soleil puis averse et orage. Nous sommes prévenus: ne jamais sortir sans le K-way. Nous remarquons que la ville de Quito est restée très traditionnelle. On le voit aux physique des gens. Des personnes plus petites avec des chapeaux et vêtements typiques de la Cordillère des Andes. De plus, nous remarquons que dans le centre de la ville, aucune marque internationale n’est installée.


Dès le lendemain, nous prenons le téleferiQo de Quito qui donne une vue magnifique sur la ville et permet de monter sur au volcan Pichincha. Contre tout attente, je ne ressens pas la soroche (mal d’altitude) malgré que l’on soit à plus 4000 mètres. Nous décidons toute fois de ne pas monter au sommet du volcan Rucu Pichincha. Il faut en effet quelques heures pour monter au volcan et avec le mal d’altitude de la veille, nous préférons rester tranquille. Nous nous promenons aux alentours et profitons de la vue sur Quito.

Le volcan Quilotoa
Le volcan Quilotoa, culminant à 3914 mètres, abrite une superbe lagune. Nous décidons de nous y rendre à pied. Nous avons choisi de faire un trek de 3 jours dans le sens inverse afin de finir par la lagune malgré le fait que le dénivelé soit plus important. Le meilleur pour la fin comme on dit. Nous nous dirigeons en bus à Sigchos, un village qui se trouve à 2169 mètres d’altitude.
Le premier jour fut assez tranquille et nous marchons à peu près 3 h jusqu’au village Insilivi. Le début du trek est assez facile. Nous descendons jusqu’à la rivière, traversons plusieurs villages jusqu’à la fameuse montée. Celle ci ne fut pas facile. Mais heureusement, nous arrivons à Isilivi (2840m) en même temps que la pluie. Dans le Andes, le temps est assez similaire: beau temps le matin, se couvre l’après-midi puis averse. Nous rejoignons notre maison d’hôtes où nous nous sentons comme chez nous.

Le lendemain, après un bon petit déjeuné, nous attaquons la deuxième journée. Les descentes et les montées se succèdent. Nous traversons une rivière avec un pont assez atypique. Après 4h de marche, nous arrivons au village Chugchilan (3200m). Surprise en arrivant dans notre chambre: un poêle à chauffer. Après une après-midi détente, nous nous préparons pour le lendemain qui a été la journée la plus dure.


Après une bonne nuit, nous commençons notre parcours sans vraiment imaginer ce qui nous attends. Concrètement, cette journée a été éprouvante. Nous montons en altitude et la fatigue se fait ressentir. Après plus de 5h, nous arrivons au cratère de la lagune (3900m). La vue est magnifique malgré que le ciel ne soit pas dégagé. La fraîcheur est bien la et la brume arrive après donc un petit break au mirador nous reprenons la route jusqu’au village en longeant le cratère. La bonne humeur du début n’est plus forcément présente. La journée commence a être longue: plus de 6h30 de marche et la plus part du temps en montée. Nous arrivons au village pour notre plus grand bonheur. Malheureusement, l’auberge où restons ne fut pas la plus calme malgré que nous ayons encore une cheminée.






Notre avis: Nous n’avons pas vraiment profité de Quito ni de Mindo, un village pas loin de la capitale connu pour sa faune et flore. Malheureusement, nous sommes partis sans avoir fait grand chose suite à une réaction allergique de ma part. Décidément, le début du voyage en Équateur est difficile pour ma part. La boucle de Quilotoa a été un trek assez intense (a peu près 40km) avec un dénivelé positif de près de 2000 m mais cela valait la peine. Suite à ce trek, nous nous dirigeons vers Baños, un ville balnéaire de l’Equateur.